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Catherine Gauthier
Jeune adulte, je souhaitais pratiquer un art martial dynamique, non compétitif. C’est tout naturellement vers l’aïkido que je me suis tournée, attirée par l’esthétique, la fluidité des mouvements, et le côté aérien des chutes. Le ‘jeu martial’ entre uke et tori est une alchimie entre énergie des attaques, puissance et efficacité des ripostes, avec toujours une bienveillance dans l’échange qui permet une issue (chute ou immobilisation) respectant l’intégrité physique du partenaire. L’aïkido ne peut pas être pratiqué de façon agressive et la force physique n’y tient aucune place : c’est un art martial idéal pour les femmes, qui peuvent progresser avec leurs atouts quel que soit leur poids ou leur taille. C’est sans doute pour cela que je m’y sens à l’aise ! Naturellement donc, les cours et les passages de grades sont mixtes, sans catégorie d’âge. La progression et le plaisir de pratiquer se fait autant en travaillant avec les plus débutants que les plus gradés.  
 
Au fil des années et de la progression, la motivation reste toujours intacte. La recherche dans la pratique s’oriente vers plus d’anticipation, plus d’engagement. Ainsi, le placement, le déplacement dans le bon timing par rapport au partenaire, la présence, l’engagement physique des hanches, le relâchement musculaire, la respiration deviennent essentiels.  
 
Et au-delà du dojo ? L’aïkido est un état d’esprit au quotidien : être à l’écoute d’une situation, présent et engagé sans agressivité ; gérer des situations de stress ou conflictuelles avec calme et recul, en proposant des échappatoires sans rupture… Être roseau plutôt que chêne est bien utile dans le monde du travail !  
 
Catherine Gauthier, 2eme DAN