TEMOIGNAGE DE PRATIQUANTS
Catherine
Jeune adulte, je souhaitais pratiquer un art martial dynamique, non compétitif. C’est tout naturellement vers l’aïkido que je me suis tournée, attirée par l’esthétique, la fluidité des mouvements, et le côté aérien des chutes. Le ‘jeu martial’ entre uke et tori est une alchimie entre énergie des attaques, puissance et efficacité des ripostes, avec toujours une bienveillance dans l’échange qui permet une issue (chute ou immobilisation) respectant l’intégrité physique du partenaire. L’aïkido ne peut pas être pratiqué de façon agressive et la force physique n’y tient aucune place : c’est un art martial idéal pour les femmes, qui peuvent progresser avec leurs atouts quel que soit leur poids ou leur taille. C’est sans doute pour cela que je m’y sens à l’aise ! Naturellement donc, les cours et les passages de grades sont mixtes, sans catégorie d’âge. La progression et le plaisir de pratiquer se fait autant en travaillant avec les plus débutants que les plus gradés.  
 
Au fil des années et de la progression, la motivation reste toujours intacte. La recherche dans la pratique s’oriente vers plus d’anticipation, plus d’engagement. Ainsi, le placement, le déplacement dans le bon timing par rapport au partenaire, la présence, l’engagement physique des hanches, le relâchement musculaire, la respiration deviennent essentiels.  
 
Et au-delà du dojo ? L’aïkido est un état d’esprit au quotidien : être à l’écoute d’une situation, présent et engagé sans agressivité ; gérer des situations de stress ou conflictuelles avec calme et recul, en proposant des échappatoires sans rupture… Être roseau plutôt que chêne est bien utile dans le monde du travail !  
 
Catherine Gauthier, BF 2éme DAN

Dr TRACCARD Carole  
Médecin généraliste  
Maîtrise des sciences biologiques et médicales  
Lauréate de la faculté de médecine de Lyon  
Capacité de médecine et biologie du sport  
Diplôme interuniversitaire de médecine manuelle et ostéopathie  
Enseignante au DIU de médecine manuelle et ostéopathie de LYON
Cela faisait longtemps que j’étais attirée par la pratique de l’aïkido. Cet art martial si « respectueux de son adversaire ». 
 
C’est l’art de la paix.  
 
Cette pratique peut paraître grotesque lorsqu’on la regarde sans l’œil du pratiquant ou l’œil de l’anatomiste averti. 
En effet, comment penser qu’il est possible de contrôler à ce point un adversaire avec si peu de mouvement et si peu d’effort physique apparent? Comment ne pas imaginer une certaine connivence entre le uke (simulant l’agresseur) et le tori (simulant la défense) quand on constate que la chute est si démonstrative alors que l’effort pour la générer est si souple et si peu puissant ?  
 
Ce n’est pas de la danse !  
C’est en cela que la pratique de l’aïkido est passionnante ! En effet, avec un professeur averti qui n’hésitera pas à vous reprendre si vous chutez alors que la prise de votre tori était mal exécutée, l’élève comprendra rapidement le piège d’une pratique qui deviendrait inutile et vide de sens. L’aïkido n’est pas une danse, c’est finalement un art qui utilise très bien l’anatomie humaine et notamment ses particularités articulaires.  
 
La maîtrise des clefs…  
L’aikidoka cherche le verrou articulaire naturel ou « les clefs » pour arrêter l’agresseur : si celui-ci refuse de céder sous la douleur causée par le tori, c’est l’articulation qui cassera…  
 
S’extraire de l’agression.  
Si le uke chute de façon si démonstrative, c’est parce qu’il s’extrait de la situation à risque. En effet, la prise anatomique très précise dans lequel l’a enfermé son tori provoquera, s’il ne s’extrait pas rapidement, des lésions ligamentaires ou osseuses ou l’exposera à la réception d’un coup de poing nommé atémi. La meilleure solution pour s’épargner physiquement d’une lésion qui nous mettra probablement hors de combat est donc la chute. Garder son intégrité physique est le plus important de même qu’obtenir l’opportunité par ce biais de relancer une attaque à l’issue.  
Le principe est double, pour tori : apprendre à contrôler son adversaire de façon anatomique très précise pour le contraindre à arrêter son agression ; et pour uke : apprendre à se détendre afin de trouver une solution pour s’extraire d’une situation « anatomiquement » dangereuse ou pour garder une opportunité de se défendre.  
Il est donc primordial d’apprendre rapidement à se protéger par les chutes et par une position adaptée. Le but est surtout de respecter son corps. Le travail musculaire de l’aikidoka est très stimulant pour les muscles posturaux. 
 
Un sport de relâchement musculaire  
Un autre point est intéressant : c’est un sport de relâchement musculaire tout comme le golf. On ne peut rien apprendre en aïkido si on se durcit sous l’effet du stress ou de l’effort physique. Il faut que la prise passe souplement et dans le rythme nécessaire à l‘attaque et au contre. Ceci implique également une attaque franche et entière du partenaire pendant l’entrainement. Toute la difficulté est de saisir mentalement que l’on travaille un geste au ralenti. Sur une attaque franche, il y aura une déstabilisation de l’adversaire liée au rythme et à l’intensité de l’action. 
 
Ce sport force à utiliser l’expiration pour se détendre et surtout tache de rendre automatique un relâchement musculaire et un calme apparent en cas de stress. Ceci permet d’éviter l’effet de tunellisation et permet de garder une vision globale de la situation de « combat » pour mieux adapter sa réponse. Le but : Ne pas subir et protéger son intégrité physique.  
Au golf, il est moins aisé d’envoyer loin une balle si on essaie de la frapper fort en la tapant avec le club comme avec un marteau. Les golfeurs avertis savent qu’il faut lancer la balle en utilisant l’élasticité du corps. Il faut pour cela être relâché et tenir le club avec souplesse.  
Pour obtenir ce relâchement, il faut une maitrise de ses émotions, un lâcher prise qui sous-entend la suspension du besoin de contrôler son environnement. C’est un des premiers freins à libérer lors de la pratique. 
 
L’aïkido nous enseigne une certaine notion de la martialité, répondre à la violence par une certaine bienveillance : quelle belle philosophie à mettre en œuvre !

Patrick
 
J’ai débuté l’Aïkido en septembre 2004 à Mont de Marsan, mon professeur, Patrick, m’a donné ce que j’appelle « le virus » sa bonne humeur et son charisme furent pour moi un moteur. En parallèle j’ai eu la chance d’avoir un DOJO sur mon lieu de travail géré par un 5° DAN Aïkido, ce qui m’a permis de pratiquer plus intensément et ce jusqu’en 2009. Les années suivantes, j'ai eu le privilège de pratiquer avec d'autres enseignants (FFAAA & FFAB) dans différents clubs au gré de mes déplacements.  
Mes motivations ?  
Du fait qu’il n’y a pas de compétition, le pratiquant progresse à son rythme en fonction de ses aptitudes.  
Sur le tatami le "travail" accapare toute l'attention, pas de place pour des pensées extérieures, une évasion totale.  
Des valeurs qui pour moi sont essentielles : la préservation de l’intégrité du partenaire, la précision du geste, la sérénité dans l’action.  
Étant à la retraite et malgré deux protheses totale de hanches, la pratique me permet de garder de la tonicité en maintenant, à mon rythme, une activité physique.  
 
Patrick 1 er Kyu (hé oui) 

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La meilleure façon de savoir si l'aïkido est fait pour vous, c'est encore d'essayer ! On vous invite donc à un cours gratuit. Cela vous permettra de vous faire une petite idée de ce qu'est l'aïkido et de tester l'ambiance du club.Si vous ne possedez pas de keikogi (voir materiel) munissez vous d'un simple survetement et un tee-shirt.

Cours d'essai 
 
Dojo de Châtillon d'Azergues 
Lundi  
cours adultes 
tous niveaux et armes 
20h00 - 22h00  
 
Mercredi  
cours enfants 
tous niveaux 
13h00-14h15 
  
Adultes Ados 
debutants
Confirmés Gradés 
10h30 12h00 
 
Adultes 
Confirmés Gradés  
10h30 12h30
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